Woody Allen remplit encore une fois les salles avec Magic in the Moonlight

Woody Allen remplit encore une fois les salles avec Magic in the Moonlight

Sorti le 22 octobre 2014, c’est un nouveau film que le célèbre cinéaste sort de sa pellicule.

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Nous connaissons surtout Woody Allen pour ses comédies de moeurs psychanalytique, et pour faire de ses personnages principaux une représentation de lui même. Aujourd’hui il réalise presque un film par an et est devenu un des réalisateurs préférés des français.
Après un drame comme Blue Jasmine, Woody Allen nous surprend avec sa nouvelle comédie : Magic in the moonlight.

Wei Ling Soo prestidigitateur renommé dans le monde entier durant les années 30. Seulement ce dernier est en réalité Stanley Crawford, un anglais grognon, pessimiste et prétentieux s’amusant a démasquer les faux médiums. Il décide donc de suivre son ami Howard Burkan chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur. Il y fait connaissance de la mère Grace, du fils Brice, et de la fille Caroline. Il se fera alors passer pour un mania du café et du cacao s’appelant Stanley Taplinger afin de démasquer la ravissante Sophie Baker qui séjourne chez les Catledge avec sa mère car Grace est persuadée que Sophie pourra rentrer en contact avec son défunt mari.

Dès le départ, Stanley reste impassible face au charme indéniable de la jeune Sophie qu’il pense démasquer en seulement quelques heures. Pourtant Sophie lui prouve qu’elle a des dons qui dépassent l’entendement. Stanley commence alors à croire que le monde est plein de magie et plus heureux.

Malgré son pessimisme habituel, Woody Allen met en scène avec surprise un personnage, ici joué par Colin Firth, qui prie – totalement antinomique avec Allen. Le personnage reste tout de même aussi négatif et cynique, mais il accepte l’Homme, au lieu de lui montrer ce qu’il pense être juste, ou adapté à ses croyances à lui. Stanley avec son égo surdimensionné, ses moqueries, son pessimisme et son agnosticisme (toute chose surnaturelle est truquée) nous montre qu’en fait le pessimiste n’offre que tristesse et mal être à l’optimiste, qui chez Woody Allen est souvent un crétin. Et pourtant il nous surprend une nouvelle fois en nous montrant un être comme Sophie, heureux, rafraichissant et indispensable, qui n’est qu’un simple médium utilisant son charme sans perversité.

Ce dernier film de Woody Allen est le plus rafraichissant de ses dernières années. Avec des personnages peaufinés à la perfection : un Colin Firth touchant et attachant malgré tout, une Emma Stone pleine de vie et de spontanéité. Des dialogues superbement revus, pleins d’intelligence et d’humour. Des éclairages donnant un style rétro au film ajoutant ainsi un charmant paysage de la Côte d’Azur, nous faisant ainsi voyager dans le Sud de la France des années folles.

Un film haut en couleur, dont les 20 dernières minutes sont dignes des plus grandes comédies.

Noémie Gabrielli.