Douceurs angéliques et bulles légères, la Pâtisserie CIEL, la bonne adresse du 5ème.


Douceurs angéliques et bulles légères, la Pâtisserie CIEL,
la bonne
adresse du 5ème.
Pour des fêtes de fin d’année gourmandes et légères, savourez un angel cake !

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Les fêtes de fin d’année sont synonymes de bonheur, de retrouvailles avec la famille ou les amis, et c’est également l’occasion de faire un repas d’excellence avec ses proches.

En bonne française qui se respecte et maintenant trop âgée pour attendre les cadeaux avec impatience toute l’année, mon moment préféré de Noël est le repas partagé avec les personnes que j’aime.

Foie gras, saumon fumé, dinde aux marrons, bûche de Noël, j’en passe et des meilleures. Tout est si beau, si bon, si rare qu’on en prend et reprend jusqu’à l’excès.

L’apothéose est le moment du dessert. On a déjà beaucoup mangé et (trop) bu mais les grands-parents insistent : un repas se finit toujours par un dessert. Pression familiale et gourmandise obligent, on cède.

Mais cette année, nous vous proposons de découvrir une pâtisserie tout droit venue de l’Empire du Soleil Levant – l’angel cake – pour finir le repas en légèreté et douceur.

Ce gâteau nippon, appelé chiffon cake au Japon, est en réalité une douceur des États-Unis qui fût importée pendant la période d’après-guerre où le Japon était occupé par les Américians. En effet, c’est en 1927 que fut inventée la recette du chiffon cake par Harry Baker à Los Angeles. Il n’accepta de dévoiler sa recette qu’en 1948. Elle n’était jusqu’à ce jour que le privilège des prestigieux restaurants d’Hollywood qui proposaient ce dessert sur leur carte. L’angel cake connut un très grand succès et devint alors le gâteau le plus populaire des Etats-Unis. Très vite cette nouvelle pâtisserie devint également très populaire au Japon, de par son incomparable légèreté.

Mais où trouvez ces gâteaux si aériens à Paris ?
Une seule adresse : la Pâtisserie Ciel.

1La Pâtisserie CIEL se situe au 3, rue Monge dans le 5ème arrondissement de Paris à deux pas de Saint-Michel. C’est un lieu zen et reposant, en bois clair et qui contient un salon de thé. Une fois la porte passée, on se retrouve hors du temps, dans une petite bulle nippone, le temps de déguster la spécialité chez Ciel : les angel cakes.

L’angel cake est un gâteau léger, aérien et fondant, composé de farine, d’œufs, de sucre, d’huile de pépin de raisin et d’eau.

L’absence de beurre fait que cette génoise est très peu calorique. Elle est donc idéale pour tous ceux qui tendance à avoir les yeux plus gros que le ventre.

Garni d’une crème onctueuse à base de crème chantilly et/ou de crème pâtissière, la Pâtisserie Ciel propose un appétissant éventail de parfums d’angel cakes : vanille, chocolat, matcha, yuzu, et également un salé au basilic, et encore bien d’autres car la carte change souvent, proposant des nouveautés s’accordant avec les saisons – une pratique chère au chef pâtissier, Hironobu Fukano -.

L’angel cake peut également être emporté : il est alors glissé dans une jolie boîte en forme de petit moulin blanc en origami, en accord avec l’esprit puriste japonais du lieu.

Nous avons décidé de déguster sur place deux des trois nouveaux parfums proposés pour l’hiver 2014 : Marrons et Fruits Rouges.

La troisième nouveauté pour cet hiver est l’angel cake Marrons-Armagnac. Il y a également l’angel cake spécial Noël Chocolat-Cotillons uniquement disponible en grande taille, sur commande et du 20 au 24 décembre.

Mais pour retomber dans les classiques, nous avons également gouté l’angel cake Chocolat-Noisette, le nouveau 2traditionnel qui remplace le parfum habituel au chocolat. Il est composé d’une génoise au chocolat, d’une crème au chocolat noir, de crème chantilly au chocolat au lait, le tout saupoudré de poudre de cacao et de noisettes caramélisées. Une petite merveille de douceur pour les inconditionnels de chocolat !

Pour moi, l’angel cake aux marrons fût une révélation ! Tout ce qui touche aux marrons (à la châtaigne pour être correct car le marron n’est normalement pas comestible, c’est une erreur de langage) est en général très sucré ou assez consistant. Que nenni pour cet angel cake : toujours dans la légèreté et ayant pourtant un goût bien prononcé de châtaigne, cet angel cake est une véritable ode à la châtaigne.

Il se compose d’une génoise à la châtaigne, de crème de marron d’Ardèche, de crème chantilly, de concassé de châtaignes et de crème pâtissière. Des mini-meringues, des streusel et des flocons de chocolat parsèment le dessus du gâteau.

3Nous avons ensuite partagé l’angel cake Fruit Rouges : génoise et crème aux fruits rouges, gelée de framboises et litchis, coulis de framboises, le tout orné de petites guimauves à la myrtille, il est l’alliance parfaite de l’acidité des fruits rouges associée à la douceur du litchi. Le plus étonnant dans ces petits gâteaux est leur légèreté bien sûr mais également leur goût. Bien que très prononcé, il n’en est pas écœurant pour autant.

Nous avons dégusté ces douceurs avec une demi-bouteille de Champagne Delamotte Blancs de blanc. Un grand vin avec une douceur exquise.

100% chardonnay de la Côte des Blancs, ample, surprenant par sa délicatesse et en même temps sa rondeur pourtant minérale. C’est un champagne d’excellence, qui se marie extrêmement bien avec ces petits gâteaux « des anges ».

Les vignes de la Maison Delamotte sont situées dans la Côte des Blancs au Mesnil-sur-Oger. Le champagne de la Maison Delamotte est un 100% chardonnay qui provient du meilleur cru du meilleur terroir de Champagne.

L’assemblage avec des années non sélectionnées par sa célèbre Maison-Sœur Salon ou avec d’autres crus de pinot noir ou de pinot meunier, permet d’arriver à cet équilibre constant, plaisant et subtil. 4

La Maison Delamotte a 255 ans, elle a été fondée à Reims en 1760 par François Delamotte, propriétaire de vignes. Comme lui, les hommes du champagne étaient modernes : ils étaient les fondateurs d’une tradition et leur action se plaçait dans le droit fil de l’Encyclopédie, des Physiocrates, aux sources de la réflexion sur l’entreprise, sur les modes nouveaux de culture, sur la qualité du produit.

La devise de la Maison Delamotte illustre d’ailleurs très bien cela – « Vive et me ama » (Vivez et aimez-moi) – et exprime sa philosophie où se rejoignent modernité et tradition : la passion du travail bien fait et la qualité de ses fines bulles.

Pour conclure, ce goûter fut un des meilleurs jamais savourés : de la bonne compagnie, un grand vin, une note sucrée légère et gourmande, le tout dans un beau lieu.

N’est-ce pas finalement suffisant pour apprécier la vie ?

Très belles fêtes de fin d’année !

Rose Merchadier