FASHION WEEK : Un Jardin d’Eden par Karl Lagerfeld.

Jardin Chanel - Grand Palais Janvier 2015
Pour la collection Printemps / Été 2015, c’est un jardin d’Eden comme il aurait pu exister que Chanel nous présente au Grand Palais, ce mardi 27 janvier. Le grand couturier de la Maison de Haute Couture a imaginé pour l’occasion un décor en carton reproduisant la flore, et sa « faune » : Des Eve aux « nouveaux décolletés » et des Adam en bermuda.

Crédits : Nico BellayCrédits photo : Nico Bellay

On aperçoit des voiles noirs, des tons pastel, des coutures bucoliques sur les textiles que nos Adam s’efforcent d’entretenir à l’aide d’arrosoirs. Rien qui ne puisse échapper à l’univers des deux « C », c’est un grand retour face au dernier défilé de Chanel mettant en scène une manifestation de mannequins défilant pour l’égalité Homme / Femme, ce qui a par ailleurs été très critiqué, à juste titre cela dit…

L’innovation ?

Un nombril, deux nombrils, trois nombrils… On pouvait en voir à perte de vue, et même si on a tendance à penser qu’il s’agit d’un grand retour dans les années 90/2000, il est intéressant de remarquer ce qui l’en différencie : La poitrine est bien cachée ce qui ne donne aucune nuance de vulgaire, mais au contraire un chic préparé pour les beaux jours !

Défilé Chanel

Défilé Chanel

AFP

On remarquera l’effort toujours présent de la direction artistique de Lagerfeld quant à la mise en scène. S’il n’existe, à ce jour, pas de lieux pour faire face à la tranquillité et à la beauté, les remerciements à Karl Lagerfeld sont de rigueurs, car en ce climat de crise, nul doute que chaque œil saura apprécier la sérénité d’un tel spectacle.

Pour les yeux aiguisés, la Maison Chanel aura en effet su innover face au décor du défilé Printemps / Été de Hermès en 2013, qui, lui, mettait en scène un podium sauvage, mais un vrai cette fois ci.

Si notre cher Yves Saint Laurent nous a fait rêver avec son Jardin Majorelle en plein Marrakech, Chanel nous a transporté grâce à son Jardin d’Eden, au cœur de Paris, version Haute Couture…

Victor Manciet.