L’AMOUR, LA MORT et LE DIABLE, à la Galerie des Hospices de Limoges.

 


Avis à la population : Limoges est en train de devenir LE nouveau centre d’art contemporain en vue. Inaugurée il y a peu, l’exposition L’amour, la mort, le diable – une collection particulière, fait une entrée fracassante et propulse la ville au rang de nouveau lieu incontournable de l’art contemporain, dans ce qu’il a de plus novateur, provocant et, n’ayons pas peur de le dire : un peu trash !

Par Alicja Zaborska


Gabrielle Heidecker, Attraction Set A, 1999-2004, Photo

L’exposition présente une partie choisie de la collection privée de Jean et Christina Mairet, couple de collectionneurs éclectique à l’œil aiguisé, qui sévissent sur le marché de l’art depuis les années 80 et ont réuni une collection au goût étonnant et sulfureux. Sur une surface d’exposition de plus de 400 m² à la scénographie renversante (réalisée par Michel Ponty), sont réunies des œuvres sans précédent, d’une trentaine d’artistes de tous horizons et origines, tous plus fabuleux et fous les uns que les autres.

Charles Dreyfus, Temps danse, 1993-2001,  Horloge de gare, moteurs, électronique

L’exposition nous fait entrer dans un univers parallèle, peuplé d’objets et de personnages du quotidien, déformés, magnifiés ou enlaidis, et ce toujours avec une pointe d’humour. Elle révèle le goût des collectionneurs pour les œuvres audacieuses et hors du commun, tous médiums confondus, qu’il s’agisse aussi bien de peinture, de sculpture, de photographie, ou d’installations. Le parcours de l’exposition nous fait passer en un clin d’œil de la réalité à la fiction, du rêve au cauchemard, du sublime au grotesque. Jean Mairet le compare au monde d’Alice au pays des Merveilles, à la fois familier et étrange, où l’on reconnaît ce qui nous entoure, sans jamais s’y retrouver tout à fait. Comme dans un songe, l’exposition bouscule nos certitudes et nous fait douter de nous.

Pendant votre visite, vous aurez l’occasion de découvrir mille et une petites merveilles telles que : un poulet qui singe la pose du Penseur de Rodin, une horloge qui se moque de l’heure, un chat affublé d’une tartine et qui recrée le mouvement perpétuel, ou Les seins miraculeux de Sophie Calle. Ainsi que bien d’autres surprises… Les performances artistiques ne sont pas non plus en reste, avec l’installation Concert autistique de Gilles Barbier, ou la video Flower Serial Killer (oui, il s’agit bien d’assassinats de fleurs) de Pascal Bernier.

Chan Kai-Yuen, Je pense donc je  suis, 2006, Résine polychrome

Ces œuvres exceptionnelles, souvent troublantes ou absurdes, parfois obscènes, dérangent et interrogent. Elles interpellent le spectateur autour des thèmes du corps humain, de l’amour et de la mort… Pour ce qui est du diable, je ne l’ai vu nulle part, mais il paraît qu’il se cache dans les détails, alors soyez prudents !

Julien Berthier, Mouvement perpétuel, 2005, Taxidermie, cuir, moteur, alu, résine peinte


Que vous soyez de passage dans le Limousin ou y résidiez déjà, ne manquez surtout pas cette exposition démente, qui vous fera rire et grincer des dents, mais surtout, qui vous emmènera là où vous n’auriez jamais cru aller !

L’exposition L’amour, la mort, le diable se tient à la Galerie des Hospices de Limoges, 

du 19 juin au 18 octobre 2015.

6, rue Louis Longequeue, 87000 Limoges. 

Ouvert du mercredi au dimanche, de 10h à 19h. 

Tarif : 3€ (Tarif réduit : 1€).