Insidious : Jamais deux sans trois… ★★★★☆


Tous les amateurs de film d’horreur ont entendu parler d’Insidious, dont le troisième volet est sorti la semaine dernière. Insidious n’échappe pas à la mode du préquel très répandue aujourd’hui, et nous en apprend un peu plus sur ses origines et celle de notre médium préféré : Elise.

Par Noémie Gabrielli


 

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Après avoir constaté une série d’événements étrange, Quinn se tourne vers Elise, une médium qui a un véritable don mais qui refuse de l’utiliser. Les évènements ayant empiré considérablement, le père de Quinn va supplier Elise de les aider à éliminer l’entité malveillante qui s’en prend à sa fille.

Leigh Whannell nous surprend une nouvelle fois avec un scénario original surpassant les deux premiers volets : une histoire qui met en scène un nouveau grand méchant qui ferait frémir tout le monde de part son sadisme et ses nombreuses interventions. Il est étonnant de voir un méchant apparaître réellement autant de fois dans un film d’horreur. Habituellement, on se base sur la suggestion mais le parti pris de montrer le méchant de manière directe est un bon changement pour le film, on n’avait jamais eu d’entité maléfique aussi flippante dans Insidious.

Leigh Whannell remplace cette fois ci James Wan à la réalisation, prenant avec brio le flambeau de notre réalisateur de film d’horreur préféré, faisant d’Insidious 3 le chapitre le plus angoissant de la saga.

D’autre part, le film est porté par Stefanie Scott qui interprète Quinn Brenner. L’actrice n’a que 18 ans, et on ne peut que la saluer pour son interprétation du personnage. On peut se demander si ça n’a pas été trop difficile pour la jeune actrice de se faire autant martyriser, chose jamais vue auparavant. C’est d’ailleurs ce qui rend le film d’autant plus angoissant.

Par ailleurs, on ne peut s’empêcher de remarquer la petite intervention de James Wan en tant qu’acteur. Pas de spoiler alert ! le jeu est de savoir si vous le trouverez.

Pour le reste du casting, on retrouve principalement ceux des deux premiers donc pas de grosse surprise à ce niveau là.

L’ambiance reste toujours aussi peu rassurante avec leur bande-son hors norme qui nous rappelle les films d’horreur japonais. L’angoisse est aussi accentuée par le fait qu’on ne voit que très rarement le jour, il fait toujours nuit ou sombre. Et évidemment, le film nous emmène dans des appartements vide et la cave. On a quand même envie de crier aux personnages : « Tu n’as jamais vu de film d’horreur ?? Ne va pas dans la cave en pleine nuit sans lumière sauf si tu veux mourir !! ». Force est de constater que l’apparition de ces scènes « classiques » pendant les trois quarts des films d’horreur fonctionne, et a toujours le don de nous faire peur.

On assiste donc a un spectacle bien flippant qui nous englobe du début à la fin, laissant peu de répit aux spectateurs. Si vous êtes très sensible à ce genre de film et que vous adorez avoir peur, courez au cinéma. Et même si vous vous considérez comme un « warrior » qui n’a peur de rien, Insidious vous surprendra et vous fera sursauter.