Pixels le film | Et si être le champion du monde de Donkey Kong vous permettait de sauver le monde ? ★★★☆☆


Good morning Colombus ! Et oui c’est en effet Chris Colombus, réalisateur des deux premiers volets de la saga Harry Potter, qui revient ce mercredi 22 juillet avec le film Pixels. Ce film a malheureusement eu une très faible publicité et sort assez tard en juillet, ce qui n’est pas terrible pour l’industrie du cinéma, les mois juillet et août étant généralement les mois les moins rentables du cinéma.

Par Noémie Gabrielli


 

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Et pourtant, on est agréablement surpris par une histoire originale. Enfant, Sam Brenner était un virtuose des jeux d’arcades promis à un grand avenir. Il n’a malheureusement pas réalisé ses rêves et n’est que technicien, installant du matériel technologique à domicile. Son seul avantage est Cooper, son ami d’enfance qui est aujourd’hui président des États-Unis. Quand le destin du monde est menacé par des extra terrestre prenant la forme de jeux vidéos des années 80, Cooper se tourne vers Sam Brenner, Ludlow Lamonsoff et Eddie « Fire Blaster » Plant pour sauver le monde.

Une histoire de base plutôt innovante et intéressante, mais un scénario finalement basique et prédictible. En effet, on ne cherche plus aujourd’hui à surprendre dans le déroulement de l’histoire. La ligne conductrice du scénario est étonnement bien trouvée mais le film n’est finalement qu’une suite d’actions attendues, et il est plutôt facile de deviner ce qu’il va se passer dans la scène suivante. On ne s’ennuie pas pour autant, ce qui est plutôt incompatible habituellement car ce qui est prévisible est à mourir d’ennui.

Toute l’équipe du film réussit à nous plonger dans les jeux d’arcades des années 80 auxquels tout le monde a déjà joué, et les met en scène dans une réalité qui pourrait être la nôtre. Qui n’a jamais rêvé d’être dans un véritable jeu vidéo ? C’est ce que nous offre Pixels.

Même si la 3D n’apporte toujours rien, on reconnaît que les effets spéciaux sont plutôt bien faits, et l’univers des jeux vidéo pixélisés que l’on peut trouver obsolètes de nos jours est très bien retranscrit grâce aux techniques d’aujourd’hui. Cela donnerait envie à n’importe qui de se plonger dans ces jeux d’arcades.

Du côté des acteurs, on remarque une innovation car les héros ne sont ni jeunes, ni particulièrement en forme, ni spécialement canons comme on pourrait s’y attendre dans ce genre de film. On retrouve donc Adam Sandler, Kevin James, Peter Dinklage et Josh Gad. Ce ne sont donc pas des jeunes bodybuilders qui passent leur temps à enlever leur t-shirt, ce qui est une innovation car la performance artistique est quand même bonne. Du côté du casting féminin on retrouve Michelle Monaghan et Ashley Benson, même si on ne comprend pas trop ce que cette dernière vient faire là, vu sa mauvaise performance. Même si son personnage ne dit pas un mot et n’est pas important dans l’histoire, on est quand même bien content de pouvoir admirer son joli minois.


En bref ? Une idée de départ plutôt originale un peu cassée par un déroulement prévisible, mais des effets spéciaux et un casting qui tiennent la route. Un film sympa à voir qui nous ramène dans l’univers de Pac Man, Donkey Kong, Galaga, Centipede et Space Invaders, mais sans pour autant casser des briques.