Une femme à Paris : « La parisienne, c’est tout d’abord une femme épanouie »


Après quelques temps d’absence, Silver tient ses promesses et vous propose une interview exclusive de Rodica Von Buta, femme de gout et d’excellence. Autour de cinq publications cette semaine, découvrez ce personnage inédit et spectaculaire à la fois.


Bercée dans un univers multi-culturel, Rodica enchante les générations de son passage dans les rues de la capitale française. Symbole d’art de vivre, d’excellence et de style, elle se complait à contribuer à l’éducation du goût par un simple regard.

Rétro, vintage, old-fashionned… Aucun qualificatif ne saurait être péjoratif pour Rodica qui représente à elle-seule les aspirations du temps où la mode vivait, comme une entité à part. Si dorénavant, nous voyons un désir croissant pour l’innovation, sans prendre compte des limites du « beau », la Comtesse du XIVe arrondissement – comme on l’appelle – repousse cette décrépitude effrayante du monde de la mode d’aujourd’hui. Plus qu’un modèle, c’est une inspiration pour les générations futures…


Quelle est la place de la mode dans votre vie ?

Mon œil s’est exercé. Je penche instinctivement vers la tendance. Mais avant tout je cherche le style. Durant longtemps, mes vêtements étaient conçus sur-mesure. Une contrainte de l’histoire, pas seulement personnelle, qui m’a permise depuis l’enfance de dessiner mes robes. Mais quel délice de les porter.

Rodica gueridon

A votre sens, quel est le style de la vraie Parisienne ?

Une tenue pratique et chic. Car la parisienne, c’est tout d’abord une femme épanouie. Active, dynamique, professionnelle, instruite et libre. Un tailleur pantalon chemise ou tee-shirt blanc. Mais très souvent une robe noire sage, des perles blanches, parfois rouges, ainsi que ses chaussures dont le talon n’est pas vertigineux. Il peut lui arriver de porter des ballerines. Un style décent mais qui se singularise et prend des allures d’extravagance par sa mise en scène. Faite d’assurance, des regards, autant que des postures. Tout en restant naturelle. C’est la désinvolture.


Crédits photo : Silver Magazine
Tenue : Arthur Aquino
Direction Artistique : Victor Manciet